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Une sénatrice argentine propose des billets de banque à l'effigie de Maradona

Publié le

par Axel Savoye

© Etsuo Hara/Getty Images

L'un des buts les plus célèbres de l'Histoire figurerait sur les billets de 1000 pesos.

Après les présidents américains sur les dollars, Maradona sur les pesos argentins ? C'est en tout cas le souhait de la sénatrice Norma Durango, qui a présenté ce lundi au Sénat une proposition de loi en ce sens. Le visage du footballeur argentin, décédé le 25 novembre, serait imprimé sur le recto du billet tandis que le verso représenterait un de ses buts les plus célèbres. Soit la "Main de Dieu", soit le "But du siècle", tous deux marqués lors de la demi-finale ayant opposé l'Argentine à l'Angleterre lors de la Coupe du Monde de 1986.

"L'idée n'est pas seulement de rendre un hommage à notre idole la plus importante, mais aussi de penser à la question économique. Nous pensons que lorsque les touristes viendront ici, ils voudront emporter un "Maradona" avec eux." - Norma Durango

En plus de cet hommage sur les billets de 1000 pesos (l'équivalent de 10 euros), Norma Durango a émis l'idée de timbres commémoratifs à l'effigie d'El Pibe de Oro. Certains argentins se sont cependant inquiétés que la Main de Dieu puisse figurer sur des documents officiels, cela passerait comme une acceptation de l'illégalité par le gouvernement. Le quotidien argentin La Nación a tranché la question en précisant bien que c'est le But du siècle qui devrait être imprimé sur les billets selon le projet de loi.

Une proposition similaire des fans de Maradona demandait à ce que ce soit le billet de 10 pesos qui porte le visage du footballeur qui a longtemps endossé ce numéro et qu'il soit également aux couleurs de l'Albiceleste. Si le projet est adopté, au moins la moitié des billets de 1000 pesos imprimés sur l'année 2021 seront à l'effigie de Maradona.

"Le caractère exceptionnel de sa vie et de sa carrière, non exemptes de limites et d'erreurs, le place dans la tradition des héros grecs, du moins telle qu'elle est perçue par Nietzsche dans La Naissance de la tragédie", explique Norma Durango.

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