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Neymar et Alvaro Gonzalez échappent aux sanctions

Publié le

par Lucie Bacon

Neymar of Paris Saint-Germain reacts during the UEFA Champions League round of 16 second leg match between Paris Saint-Germain and Borussia Dortmund (Photo by UEFA – Handout/UEFA via Getty Images)

Les deux joueurs étaient accusés d'avoir tenu des propos racistes et homophobes.

Une énorme polémique, des vidéos, des expertises en lecture labiale, des échanges par médias interposés... et à la fin, "aucun élément tangible". Au milieu du tumulte médiatique, l'enquête de deux semaines de la commission de discipline de la Ligue n'a rien trouvé de probant, ni contre "Ney", ni contre le Marseillais Alvaro Gonzalez, accusés d'avoir échangé des insultes racistes et homophobes lors du houleux PSG-OM du 13 septembre dernier.

Grâce au bénéfice du doute, les deux joueurs échappent ainsi à une suspension, qui aurait pu être très lourde, jusqu'à dix matches selon le barème de la FFF, pour des propos discriminatoires avérés.

"Une sentence plus que méritée", a réagi Alvaro sur son compte Twitter. "Je n'ai jamais été et ne serai jamais une personne raciste", a-t-il ajouté, remerciant "l'OM pour sa confiance et sa fidélité" et "nos grands supporters".

"Alvaro n'est pas raciste, toute accusation portée à son encontre sur ce sujet est injuste et infondée", a réagi l'OM, "satisfait" de cette décision.

"Indignation et colère. Un non-jugement de la LFP aveugle, sourde et muette. Soirée noire pour la lutte contre l'homophobie et le racisme dans le football", s'est indigné de son côté le collectif "Rouge direct", luttant contre l'homophobie dans le football.

Lecture labiale fiable à 30%

Mais la commission de discipline est formelle : le dossier était vide. "Premier constat, aucun rapport d'officiels, arbitre ou délégué, ne contenait d'éléments relatifs à ces propos ou injures à caractère discriminatoire", a expliqué son président Sébastien Deneux. "Le second, c'est que les déclarations des deux joueurs sont contraires en quasi tous points. Rien ne permettait d'établir de manière claire et précise la nature des propos qui ont été échangés", a-t-il poursuivi.

L'expertise en lecture labiale, demandée par l'instructeur, a même alimenté le flou, alors que des médias brésiliens et espagnols, avec la même technique, assuraient qu'Alvaro avait traité Neymar de "singe" et que "Ney" lui aurait répondu par une injure homophobe.

"Il n'y avait pas de corrélation avec ce que les joueurs ont déclaré. En plus, l'expert précisait bien que la technique n'était elle-même fiable qu'à 30%, ce qui laisse place au doute, qui doit profiter aux joueurs", a expliqué le dirigeant.

Neymar est aussi libéré des soupçons de racisme, pour des propos qu'il aurait tenus envers le Japonais Hiroki Sakai : "les travaux de la commission se sont essentiellement concentrés sur les échanges entre Neymar et Alvaro", a dit Sébastien Deneux.

Cette annonce clôt l'épais dossier du "Clasico", dont les suites disciplinaires avaient fini par éclipser l'exploit réalisé par Marseille, qui avait remporté son premier succès contre le PSG en neuf ans (1-0).

Konbini Sports avec AFP

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