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Dembélé et Griezmann accusés de racisme antiasiatique

Publié le

par Lucie Bacon

Capture d’écran Twitter

"Toutes ces sales gueules pour jouer à PES, mon frère. T’as pas honte ?"

C’est une ancienne vidéo, certainement tournée au Japon en 2019, selon Libération, qui remonte et qui est très problématique pour les deux joueurs français évoluant ensemble au Barça. Dans un snap, a priori envoyé "en privé" par Dembélé, on entend ce dernier se moquer du personnel d’un hôtel venu installer une console de jeux dans la chambre d’Antoine Griezmann. "Toutes ces sales gueules pour jouer à PES, mon frère. T’as pas honte ?", commence Dembélé, zoomant sur le visage d’un des membres du personnel. "Putain la langue", se moque-t-il ensuite, avant de demander : "Vous êtes en avance ou vous êtes pas en avance dans votre pays ?"

Si Griezmann ne dit, quant à lui, rien qui semble répréhensible, il rit ouvertement des sorties de son collègue. Le joueur de Barcelone a pourtant l’habitude de dénoncer ce genre de comportements : l’année dernière, il avait notamment mis fin à son partenariat avec Huawei, l’entreprise chinoise étant accusée d’avoir développé un logiciel de reconnaissance faciale ciblant les Ouïghours.

Quant à cette vidéo, Libération a pu contacter deux internautes l’ayant postée sur Twitter. L’un d’eux explique :

"Dembélé l’avait mise dans sa story privée Snapchat, sur son deuxième compte je crois, et quelqu’un l’avait filmée. Cette personne l’a ensuite passée à quelqu’un d’autre, puis de fil en aiguille, c’est tombé dans les mains de mon amie qui ne savait pas ce qu’elle devait en faire et me l’a envoyée. Donc moi, choqué par la vidéo, j’ai décidé de la publier."

Mise à jour, 5 juillet, 16h20 : 

L'attaquant de l'équipe de France Ousmane Dembélé a présenté ses excuses lundi après l'irruption ces derniers jours sur les réseaux sociaux d'une vidéo ancienne dans laquelle on l'entend se moquer du physique et de la langue d'employés d'un hôtel au Japon.

"Ces derniers temps, une vidéo privée datant de 2019 circulait sur les réseaux sociaux. Il se trouve que la scène se passe au Japon. Elle aurait pu se dérouler n'importe où sur la planète, j'aurais utilisé les mêmes expressions. Je ne visais donc aucune communauté", assure le champion du monde 2018 dans une story publiée sur son compte Instagram.

"Cette vidéo est désormais publique, ajoute-t-il dans ce court texte en forme de mea culpa. Je conçois donc qu'elle ait pu heurter les personnes présentes sur ces images. De ce fait, je leur présente mes plus sincères excuses."

Konbini Sports avec AFP

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