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Ces footballeuses bretonnes veulent rejouer en culottes pour dénoncer les inégalités d'équipements de la FFF

Publié le

par Lucie Bacon

© Pauline Herviaux

Elles reçoivent juste un maillot de la part de la fédération, pendant que leurs homologues masculins ont un équipement complet.

En début d'année, pour la journée internationale des droits des femmes, les joueuses du Cercle Paul-Bert Bréquigny s'étaient entraînées en culottes, pour dénoncer le fait que la Fédération Française de Football ne leur envoyait qu'un maillot pour leur compétition, contre un équipement entier (maillot, short, chaussettes) pour les hommes. Elles dénonçaient également les traitements différents qu'elles recevaient par rapport à leurs homologues masculins, alors que certaines compétitions reprenaient, après la crise du Covid : 

"Les équipes masculines peuvent reprendre les matches dans trois divisions, nous qu’une seule, alors que notre division 2 est au niveau national, c’est vraiment dommage. Pareil pour la Coupe de France. Les instances disent OK pour les gars, non pour les filles. Quel que soit le contexte, les inégalités restent."

Cette saison, ce n'est plus à un entraînement, mais à un match, ce samedi, que les joueuses du CPB veulent alerter le public sur ces inégalités. Et pour cela, elles pourraient même être rejointes par leurs adversaires, les Brestoises du SB29 : "Brest et les autres équipes sont dans la même situation. On est en train de réfléchir à une nouvelle action", confiait à Ouest-France Manon Tessier, une joueuse du CPB. Le média local ajoute que si l'arbitre les y autorise, les joueuses rennaises et brestoises pourraient donc s'affronter en culottes, ce samedi soir. 

Plus largement, c'est la considération du foot féminin que veut voir évoluer le club breton. Toujours dans les colonnes de Ouest-France, Rodolphe Le Clerc, le responsable de la section féminine du CPB confiait en mars dernier : 

"La Coupe du monde féminine a confirmé que le public pourrait adorer mais il faudrait laisser le temps aux filles de fidéliser les curieux. Ce qu’il nous faut, ce sont des mécènes, des partenaires économiques prêts à investir pendant cinq ans et ça paiera, j’en suis sûr."

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