AccueilLifestyle

Voici 5 thérapies (vraiment étranges) prisées par les grands sportifs

Publié le

par Axel Savoye

© Mathew Pritchard/Instagram

On ne sait pas ce que l’on doit penser de la thérapie de Gignac pour marquer des buts…

L’oxygénothérapie

© Mathew Pritchard/Instagram

C’est la dernière mode sur laquelle les grands sportifs – comme les joueurs du PSG et Romelu Lukaku, ou encore le skateur Mathew Pritchard – sont à fond, à tel point que certains d’entre eux ont installé un caisson hyperbare chez eux. À l’origine destinée pour traiter certaines pathologies et pour soigner des accidents de décompression dont sont parfois victimes les plongeurs, cette thérapie a également des vertus pour les grands sportifs. Les athlètes récupèrent plus rapidement de la fatigue et des blessures grâce à l’apport augmenté en oxygène et les séances de respiration profonde auraient aussi un pouvoir relaxant.

Mais cette thérapie n’est pas non plus une méthode sûre, à cause des changements de pression qui peuvent entraîner des dommages dans les oreilles et les sinus et une trop grande consommation d’oxygène qui pourrait devenir toxique. Les caissons hyperbares étant relativement étroits, il ne faut pas non plus être claustrophobe, la séance de relaxation peut vite tourner à la crise de panique.

La cryothérapie

© Central Texas Cryotherapy/Instagram

Rien de mieux qu’un bon bain à 100 degrés en dessous de zéro pour récupérer de sa séance de sport ou d’un claquage. La cryothérapie consiste à soumettre le corps à une température négative externe, faisant passer la température cutanée de 37 à environ 10 degrés. Le froid n’est pas seulement vecteur de gros rhume mais aussi de soulagement des muscles endoloris et d’élimination des toxines produites par l’effort : cette thérapie va stopper l’inflammation des muscles et permettre au sportif de récupérer plus rapidement. Un mal pour un bien en somme. Cristiano Ronaldo s’est d’ailleurs offert sa chambre à glace personnelle il y a quelques années.

Mais ce soin connaît aussi ses désagréments : à la base, un corps humain n’est pas conçu pour vivre à moitié à poil sous des températures polaires. La peau peut ressortir endommagée par des engelures et des brûlures à cause du trop grand froid, des complications telles que des maux de tête et des soucis gastriques peuvent aussi survenir. Et tout comme l’oxygénothérapie, il y existe des contre-indications, si vous souffrez d’un problème cardiaque par exemple.

La magnétothérapie

© grace.jun719/Wikimedia Commons

Se soigner avec des aimants. Dit comme ça, on a l’impression d’avoir affaire à un remède de druide mais plusieurs sportifs prennent au sérieux les bienfaits du champ magnétique pulsé par les aimants thérapeutiques. Ceux-ci se déclinent en plusieurs formes, allant des orthèses aux bracelets magnétiques qui étaient à la mode dans les milieux sportifs il y a une dizaine d’années : Shaquille O’Neal, Gaël Monfils et plusieurs footballeurs en arboraient alors un autour du poignet. Selon les thérapeutes, les aimants appliqués sur la peau entraînent une amélioration de la circulation sanguine, de la cicatrisation des lésions et préviennent les courbatures en accélérant la régénération des tissus abîmés.

Un temps validée par les sportifs, la magnétothérapie ne serait cependant pour certains que du charlatanisme. Plusieurs études qui se sont penchées sur le sujet ont démontré que les aimants thérapeutiques n’ont aucun effet réel sur le corps humain, si ce n’est un effet placebo, donc psychologique. Des médecins affirment que ces bijoux magnétiques ont une action similaire à celle des gris-gris que la plupart des sportifs portent sur eux (photo de famille, bijou ou autres colifichets) : cela donne du moral, donc de la motivation, ce qui va se répercuter sur les performances.

La cupping thérapie

© Karim Benzema/Instagram

Vous avez peut-être remarqué sur Instagram des photos d’athlètes exhibant des taches violacées le long du dos, stigmates d’une séance de cupping thérapie, ou ventousothérapie. Cette pratique millénaire, héritage des médecines traditionnelles arabe et chinoise, consiste à apposer des ventouses en verre sur des zones précises des épaules et du dos. La dilatation des pores de la peau et des vaisseaux sanguins qui en résulte aiderait à améliorer la circulation sanguine et la récupération après l’effort. On retrouve des adeptes de la ventouse un peu partout dans les cercles sportifs, de Karim Benzema aux champions de natation comme Michael Phelps.

Tout comme la magnétothérapie, la cupping thérapie fait partie des médecines non conventionnelles. Le monde médical reste sceptique quant à ses effets : ceux-là aussi reposeraient essentiellement sur un effet placebo, qui se révèle plus efficace chez les sportifs puisque ceux-ci sont très concentrés sur les signaux que leur envoie leur corps. En attendant la reconnaissance par les autorités de la médecine conventionnelle, plusieurs sportifs mais aussi célébrités assurent que le cupping marche et que cette thérapie les a déjà soulagés de leurs maux.

L’hypnose

© Pixabay

On passe enfin sur une thérapie qui ne nécessite pas d’installations ultra-complexes ou d’aimants et des ventouses chauffées. Il suffit cette fois d’un pendule ou de savoir claquer avec des doigts. Certains sportifs comme André-Pierre Gignac ont parfois eu recours à l’hypnose pour se préparer mentalement avant une épreuve ou une rencontre. À travers des suggestions hypnotiques visant à manipuler et à communiquer avec leur inconscient, les sportifs peuvent devenir plus confiants, plus concentrés ou même faire preuve de capacités insoupçonnées durant l’effort.

De plus en plus répandue aux États-Unis, l’hypnose dans les milieux sportifs tente de faire son petit bonhomme de chemin en France mais n’est toujours pas une pratique médicale reconnue. Bien que des formations existent, il n’y a pas de diplôme reconnu par l’État. Peut-être parce que le revers de la médaille de l’hypnose est qu’elle ne fonctionne pas de la même façon avec tout le monde, mais bien selon la personnalité et la psyché de chacun. Une personne sera par exemple plus sensible aux suggestions qu’une autre et se fera donc hypnotiser plus facilement.

Et vous, êtes-vous aussi accroc à l’une de ces thérapies ?

À voir aussi sur sports :