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On a classé (objectivement) les jeux de cour de récré

Publié le

par Ana Corderot

© Capture d’écran (© Youtube)

Avouez-le maintenant, personne n’a jamais compris les règles de l’élastique.

Ah, la récréation, quelle invention géniale et quel moment magique. Lorsque le gong de la récré retentissait, tous en chœur, on criait, soulagés et triomphants. Quart d’heure de libération et moment d’évasion, la récréation était le lieu de toutes les permissions. On courait, se roulait par terre, se tirait dessus pour n’importe quelles raisons, mais ça nous importait peu car on était heureux.

Si récréation rimait avec exaltation, cela signifiait aussi jeux à tire-larigot. Impossible d’imaginer une cour sans un chat perché ou un épervier. On ne comptait plus les pleurs ni les frustrations de perdre à une balle aux prisonniers, mais sans relâche on s’acharnait à y retourner.

Alors pour se remémorer nos parties de poule renard vipère ou de béret endiablées, on s’est amusés à composer ce classement sous le signe de l’enfance. Pour l’occasion, les kings et les queens de l’élastique ont parlé pour désigner quel jeu méritait sa première place sur le banc de la récré. Si certains ne sont pas présents, désolés, c’est que nous n’étions visiblement pas dans la même école primaire.

#10. L’élastique

© Capture d’écran (© Youtube)

Mais qui a inventé ce jeu ? Avouez-le maintenant, personne n’a jamais compris les règles de l’élastique. Les chorégraphies, les chansons, la disposition… trop de choses à retenir. C’était certes marrant à regarder lorsqu’il était bien maîtrisé, mais si compliqué à réaliser. Et puis, à chaque fois, c’était la même chose, on se retrouvait coincés avec l’élastique enroulé à la cheville.

#9. La marelle

© Wikimédia

Un jeu iconique dont on s’est pourtant rapidement lassé. Sauter à cloche-pied et faire des allers-retours sans véritable but, ça va quand on a 5 ans. Après, on grandit, et on mûrit (quoique).

#8. La corde à sauter

On connaît tous cette personne — soit dit en passant insupportable — qui faisait le ou la maligne dans la cour de récré, en montrant ses prouesses avec la corde à sauter. On se demande bien ce que cette personne est devenue…

#7. La tomate

Mais si, rappelez-vous de la tomate. En rond, tout le monde se penchait pour s’envoyer la balle. Le but étant de la faire passer entre les jambes. Simple, efficace et sans prise de tête.

#6. Le béret

Lithographie d’Alfred Dartiguenave (© Wikimédia)

Le béret, ce jeu où toutes les feintes étaient au rendez-vous. En équipe du même nombre, on attribuait un chiffre à chacun et un béret. On allait le placer au milieu des deux équipes et on appelait un ou plusieurs numéros à la fois, pour aller récupérer ce béret. À ce moment-là, fini les meilleures copines et les bracelets d’amitié, puisque la guerre était déclarée.

#5. La gamelle

Pour celles et ceux qui ne s’en souviennent pas, la gamelle consistait à taper dans un ballon en criant comme un attardé le nom de quelqu’un. Ce quelqu’un devait alors chercher la balle afin de la remettre à sa place. Pendant ce temps, tous les autres joueurs allaient se cacher. Dès que la personne appelée découvrait quelqu’un, il devait à son tour crier le nom et la cachette de la personne qu’il venait d’apercevoir, personne qui était alors faite prisonnière. Pour libérer tout le monde, un joueur au hasard, devait donner un bon coup de pied dans le ballon. En somme, un jeu d’enfant.

#4. L’épervier

"Épervier part en chasse !", ce cri de guerre qui annonçait le début des hostilités. Voici un petit rappel nécessaire des règles de l’épervier. Préalablement désigné, l’épervier doit attraper toutes les proies qui souhaitent se diriger d’un bout à l’autre du terrain, délimiter par des lignes. En allant d’une ligne à une autre, chaque proie touchée devient épervier. Le gagnant est la dernière proie, s’il y en a une. Car face à autant d’enfants déchaînés, aucune chance de survie n’est envisageable.

#3. La balle aux prisonniers

© Wikimédia

La balle aux prisonniers, ou l’angoisse immuable de se faire tirer dessus avec la balle. Et ne parlons pas des jours de pluie, lorsque la balle en mousse était imbibée d’eau, et que tout le monde l’évitait comme la peste. On en a tous fait des cauchemars la veille de l’EPS. Car oui, en plus d’être un jeu de récré, c’était aussi la discipline sportive préférée et certifiée par monsieur Damoiseau, professeur à l’école primaire Jules Ferry à Saint-Pourçain.

#2. Le chat perché

Un classique celui-ci. On se souvient tous de ces moments de solitude où, perdu parmi les cris nasillards, on cherchait, en vain, un endroit haut perché pour se réfugier… C’était sans compter la hargne de Martin, qui, désigné chat, était déterminé à faire le plus de dégâts.

#1. Le loup (ou chat)

© Wikimédia

Le loup pour les sudistes, ou le chat dans le Nord, était un incontournable. On ne compte plus toutes les heures passées à courir à vive allure, à hurler de peur de se faire toucher. C’était un jeu sans fin, avec tellement de d’alternatives : loup glacé ou loup bougie — pour les professionnels, par exemple.

Bonus

Un, deux, trois, soleil !

Rien à ajouter sur "Un, deux, trois, soleil !", si ce n’est qu’on jouait littéralement notre vie dans les sprints pour atteindre le mur.

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