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Une minute de silence et des brassards noirs pour OM-Feyenoord ce jeudi en hommage à Furiani

Publié le

par Lisa Coll

30 ans jour pour jour après la catastrophe.

Une minute de silence et des brassards noirs pour OM-Feyenoord ce jeudi en hommage à Furiani

© ERIC CABANIS / AFP

Trente ans jour pour jour après la catastrophe de Furiani, qui a fait 19 morts et plus de 2 300 blessés, une minute de silence sera observée jeudi au stade Vélodrome de Marseille avant le match OM-Feyenoord Rotterdam en demi-finale retour de Ligue Europa Conférence.

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Jacques Cardoze, directeur de la communication de l’OM, a expliqué lors d’une conférence de presse organisée mardi par le club et le Collectif des victimes de la catastrophe de Furiani :

"Dès lors que la date du 5 mai a été connue et que nous nous sommes qualifiés, il a été pour nous évident de solliciter l’UEFA pour marquer ce match d’une empreinte de commémoration. […] L’UEFA a accepté le principe d’une minute de silence. Les joueurs porteront un brassard noir, un texte sera lu par le speaker et des messages seront diffusés sur les écrans géants."

Le 14 octobre 2021, une loi a été adoptée garantissant qu’aucun match de football professionnel ne se jouera désormais en France le 5 mai, date anniversaire du drame. Mais cette loi ne concerne que les compétitions nationales. "Face à cette complexité, nous avons souhaité tout faire pour que les spectateurs présents et les téléspectateurs se souviennent de ce qui s’est passé ce 5 mai. D’autant qu’il s’agit d’un match de l’OM, ce qui n’est pas anodin", a encore déclaré M. Cardoze.

"C’est un geste qui nous touche"

Le 5 mai 1992, ce jour où 19 personnes sont mortes et 2 357 ont été blessées dans l’effondrement d’une tribune du stade de Furiani, à Bastia, c’est en effet une demi-finale de Coupe de France entre l’OM et le club corse qui devait être disputée.

"On n’était pas demandeurs de quoi que ce soit, on ne voulait pas faire de surenchère, mais on est satisfaits que l’UEFA ait entendu la demande de l’OM", a commenté Didier Grassi, journaliste, blessé lors de l’effondrement de la tribune et membre du Collectif. "C’est un geste qui nous touche. Il y aura certes un match le 5 mai, mais avec des choses qui rappelleront que c’est une date qui a marqué la Corse, Marseille et l’ensemble du foot français", a-t-il ajouté.

Présent mercredi à la conférence de presse, l’ancien attaquant de l’OM Daniel Xuereb, qui figurait sur la feuille de match le 5 mai 1992, a, lui, parlé du "moment le plus sombre" de sa carrière. "J’ai vu des choses effroyables", a-t-il témoigné. "En arriver à cette tragédie pour quelques francs de plus, c’est grave. J’espère ne plus voir ça dans un stade. Ç’a été pénible de reprendre le foot après cette date."

Konbini sports avec AFP

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