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Bayern Munich, Pelé et Messi : le monde du foot rend hommage à Gerd Müller

Publié le

par Konbini Sports

© Photo by Werner Schulze/ullstein bild via Getty Images

"Lorsqu’une étoile aussi brillante que Gerd vous quitte, il est impossible de ne pas sentir son cœur couler."

Le football a perdu un de ses monuments ce dimanche, avec la disparition à l’âge de 75 ans de l’attaquant allemand Gerd Müller, un des buteurs les plus prolifiques de l’histoire. Le monde du ballon rond, toutes générations confondues, n’a pas tardé à réagir à cette triste nouvelle et à honorer la mémoire de celui qu’on surnommait "le Bomber". Il était atteint de la maladie d’Alzheimer.

Comme une évidence, c’est le Bayern Munich, club hissé par Müller tout en haut de l’Europe à trois reprises (1974, 1975 et 1976), qui a annoncé la nouvelle dimanche, pleurant un attaquant qui "a écrit l’histoire", en club comme en sélection.

"C’est un jour triste et noir pour le Bayern et tous ses fans. Gerd Müller fut le plus grand attaquant qu’il n’y ait jamais eu, une personnalité du football mondial", s’est ému le président du club bavarois Herbert Hainer dans un communiqué. En parallèle, le site Internet comme le logo du Bayern s’étaient parés des couleurs noir et blanc, en signe de deuil.

Un moment de silence a été observé dimanche en son honneur avant le match de Bundesliga entre Mayence et Leipzig. Et avant Cologne-Herta Berlin, une minute d’applaudissements a été organisée dans le stade.

Des hommages du monde entier

Sur Instagram, l’attaquant du Bayern Munich Robert Lewandowski a rendu hommage à l’ancien recordman de buts inscrits sur une saison en Bundesliga – 40 buts en 1971-1972. Un record que le Polonais a battu à l’issue du dernier exercice. Le joueur du Bayern et de la sélection allemande Thomas Müller y est aussi allé de son hommage au "plus grand buteur de tous les temps" sur Twitter.

L’Anglais Gary Lineker a salué la mémoire du "meilleur renard des surfaces qu'[il] ai[t] jamais vu jouer" grâce auquel il a "appris beaucoup de choses en le regardant" lorsqu’il était enfant. Même Lionel Messi l’a salué, estimant sur Instagram qu’une "légende du football nous a quittés". Et le roi Pelé lui-même s’est ému de cette disparition. "C’est un jour triste pour ceux qui aiment le sport. Lorsqu’une étoile aussi brillante que Gerd vous quitte, il est impossible de ne pas sentir son cœur couler", a écrit le Brésilien sur ses réseaux sociaux.

"Nous n’oublierons jamais Gerd Müller, un ancien grand adversaire qui appartient aussi à notre histoire", a tweeté l’AS Saint-Étienne, qui a connu une défaite en finale de C1 contre le Bayern de Müller en 1976, lors d’un match resté dans la légende comme celui des "poteaux carrés" à Glasgow.

Dans un court communiqué publié sur Twitter, l’équipe nationale allemande a rendu hommage à son Bomber. "Le DFB [Fédération] pleure l’un des plus grands footballeurs allemands de tous les temps. Repose en paix Gerd Müller. Nos pensées vont à son épouse et sa famille", a indiqué la Fédération.

"Le bombardier de la nation"

L’Allemagne se souviendra longtemps de cet attaquant vivace, excellent dans l’anticipation, explosif bien que râblé voire "court sur pattes", et aux statistiques exceptionnelles. En 607 rencontres disputées sous le maillot bavarois, il aura marqué 566 buts, dont 365 en Championnat d’Allemagne, un record qui tient toujours.

Mais au-delà de la Bavière, où il a soulevé trois Coupes des clubs champions et quatre titres de champion d’Allemagne notamment, c’est au sein de l’équipe nationale que Müller a écrit sa légende, celle de l’imperturbable RFA des années 1970, sacrée lors de l’Euro 1972 et du Mondial 1974, après la troisième place de la Coupe du monde 1970.

Des compétitions sur lesquelles il aura laissé sa trace, inscrivant 14 buts en deux Mondiaux (record qui a tenu jusqu’en en 2006, battu par le Brésilien Ronaldo avec 15 buts, puis par l’Allemand Miroslav Klose en 2014 avec 16 buts) et illuminant la finale de l’Euro-1972 d’un doublé à Bruxelles contre l’URSS (3-0).

L'Allemagne, sacrée ensuite à de multiples reprises en grande compétition, n’avait alors remporté qu’un seul titre majeur (Coupe du monde 1954), ce qui valut à Müller le surnom de "Bomber der Nation", le "bombardier de la nation".

Konbini Sports avec AFP.

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