À la conquête du San Marino challenge : épisode 4

On essaie de remporter la Coupe du monde avec Saint-Marin sur Football Manager.

Hello les amigos, nous voici de retour pour ce qui me semble déjà être le 72e article de cette interminable partie. Pour les nouveaux, voici les liens des premiers épisodes : épisode 1 ; épisode 2 ; épisode 3.

J’avais déjà mentionné l’importance de l’honnêteté entre vous et moi, dans cette série. Je dois donc vous avouer que je n’ai absolument pas joué à Football Manager de la semaine car je viens de commencer la série Les Sopranos et je n'arrive pas à décrocher... Cela dit, vu que je suis un petit malin, j’avais déjà prévu quelques années d’avance !

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Avant de reprendre, je vais faire un petit point tactique, parce que je me suis rendu compte qu’après 6 ans de récit, je n’en ai toujours pas fait. Apparemment c’est un point plutôt crucial dans un jeu d’entraîneur. Qui l’aurait cru…

J’alterne principalement entre deux formations, plutôt similaires, qui sont un 4-4-2 et une sorte de 4-2-4, qui est juste un 4-4-2 avec les milieux latéraux un peu plus haut. L’équipe est à vocation offensive, vu qu’on se balade en championnat. C’est un peu compliqué de mettre au point une formation pour les coupes d’Europe à cause des limites de joueurs étrangers imposées par le championnat de Saint-Marin. Par exemple, si je veux faire une formation avec un MOC, il faut que je m’assure que c’est une bonne chose, car je ne peux pas me permettre d’avoir plusieurs joueurs étrangers inutilisables pendant toute une saison. Du coup, chaque mercato s’appuie sur des joueurs qui pourront bien s’intégrer dans un 4-4-2.

Tout est bon ? Super, passons aux choses sérieuses rapidement, car ça fait trois heures que je n’ai pas regardé un épisode des Soprano et ça me manque.

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Saison 2025-2026

Après une saison semi-décevante en Europe (semi-décevante = 4e de notre groupe en Europa League, c’est dommage, mais en même temps, ce n’est pas si mal, donc on ne va pas cracher dans la soupe), on va logiquement essayer de faire mieux cette année. Niveau mercato, pas de folies. On a de l’argent, mais le budget transferts n’est plus aussi élevé que les saisons précédentes, à cause de l’augmentation des dépenses (salariales, notamment) et des améliorations des infrastructures chaque année. Un peu dég de la perte de Guarisa, qui était un bon arrière latéral – c’est compliqué d’en avoir des bons. Niveau arrivées, entre les nombreux "espoirs" saint-marinais chipés aux clubs concurrents, on se récupère un titi parisien et aussi Andrea Canini, le jeune formé à Naples qui ne veut pas choisir la sélection saint-marinaise. Je l’ai recruté en espérant pouvoir devenir une de ses personnes préférées et qu’il choisisse Saint-Marin.

C’est vrai que, plus tôt dans l’article, j’ai dit que j’étais un petit malin, mais il faut croire que je suis aussi un petit abruti, car j’ai pensé à screener le message d’arrivée d’Aouchiche, mais pas ses attributs. Désolé les potes, je vous laisse cependant regarder des petits détails inutiles comme son salaire ou alors le nom de mon responsable des kinés.

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Parlons bien, parlons Europe. Comme chaque année, on rêve un peu plus des phases de poules de LDC, mais on est encore très dépendants des tirages au sort. Ceci dit, grâce à nos dernières prestations, notre coefficient UEFA augmente petit à petit et nous permet parfois d’être tête de série. Malgré tout, on se coltine deux tirages plutôt difficiles avec le Sparta Prague au troisième tour puis Salzbourg au quatrième tour, qui est un obstacle encore trop haut pour nous.

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Vous l’aurez compris, on commence à avoir l’habitude, Tre Penne est donc relégué en phase de groupe d’Europa League. Encore une fois, manque de pot, on se retrouve avec l’OM, le PSV et Aalborg. Merci beaucoup aux équipes de Sports Interactive, qui se démènent pour empêcher les joueurs de Tre Penne d’être heureux. On vise donc la troisième place dans ce groupe très relevé, pour ensuite espérer un petit parcours en phase finale d’Euro Cup II. Une troisième place que l’on obtient, pas vraiment avec la manière, vu qu’on finit avec seulement 4 petits points et en se mangeant aussi un quadruplé de Kasper Dolberg face à l’OM.

En Euro Cup II, pas de magie du petit Poucet : on se fait directement sortir par Feyenoord sans trop briller, malgré mes grandes qualités pour motiver mes joueurs à la mi-temps.

En championnat, même histoire que les années précédentes, la différence de niveau est beaucoup trop élevée pour être inquiétés. Je signe d’ailleurs la plus grande victoire de toutes mes parties de FM confondues, lors du derby face à Libertas. 19-0 et quasiment un tir par minute, ce n’est quand même pas mal.

Nouveau triplé national en poche, donc. Voici un petit screen que j’avais pris après les 14 premiers matches de championnat. Vous l’aurez compris, avec ces deux screens, j’essaie de faire genre que je suis trop fort à FM, alors que ça fait deux épisodes qu’on ne progresse pas en Europe. On finit la saison invaincus avec 168 buts inscrits en championnat. Petite mention à Andreas Bresciani, chipé l’année dernière au centre de formation de la Roma qui termine sa saison avec 41 buts en 40 matches TCC.


En sélection nationale

J’imagine que vous l’avez désormais compris, les années impaires sont horribles à jouer avec Saint-Marin, car ce sont les matches de qualifications en Coupe du Monde ou à l’Euro. L’année 2025 n’échappe pas à la malédiction, où on a enchaîné les défaites en tombant dans un groupe composé de l’Italie, la Bosnie, la Hongrie et la Suède. On finit donc derniers, mais on a marqué 7 buts, ce qui n’est déjà pas mal. On termine la saison à la 162e place du classement mondial, soit une place de plus qu’en 2024.

Comme disait Richie Aprile à la 20e minute et 45 secondes de l’épisode 12 de la saison 2 des Soprano : "Une porte se ferme, une autre s’ouvre". Au milieu de cet océan de terribles résultats, flotte la réussite d’un plan mis en place par le valeureux sélectionneur de Saint-Marin, car Andrea Canini accepte enfin de représenter son pays de naissance ! J’aurais bien aimé vous dire que je lui ai fait une offre qu’il n’a pas pu refuser, mais ce n’est pas le thème du jour.

Saison 2026-2027

Bon, vous connaissez le topo, on veut la LDC : fini de parler, il est temps d’agir. La saison 2026-2027 est en premier lieu historique pour le pays de Saint-Marin, car tous les clubs sont désormais au moins semi-professionnels. C’est une belle avancée, en espérant qu’ils se décident un peu à former des joueurs potables. De notre côté, on continue d’améliorer les infrastructures une fois par an.

Niveau transferts, on est encore loin des budgets faramineux qu’on a connus. Tous nos joueurs passent professionnels et deviennent bien gourmands. Pareil pour le staff. On dépend beaucoup des arrivées en prêt et ce n’est jamais de bon augure quand, avant même que la saison commence, tu sais pertinemment que ton équipe est moins forte que l’année passée. C’est le cas cette saison. On récupère ceci dit un bon regen de Salzbourg pour seulement 1K, c’est toujours ça. L’autre problème à souligner, c’est que chaque joueur acheté perd la moitié de sa valeur en arrivant au club à cause de la réputation du championnat et de Tre Penne, ce qui complique beaucoup les ventes.

D’habitude, après le mercato, on passe à l’Europe, mais pas cette fois, car les nouvelles dans la presse locale ne sont pas bonnes… Le président a toujours été sympa avec moi, on a toujours bossé main dans la main, du coup ça m’a vraiment mis un coup au moral, un peu comme Tony Soprano dans littéralement chaque épisode de la série du même nom que je recommande fortement. Alors certes, un rachat pourrait mettre du basilic dans la sauce tomate, mais le profil d'"investisseur de la région" me laisse un peu suspect.

C’est bon, j’ai fait mon petit coup de gueule, on peut passer à l’Europe, sans grande conviction à cause du mercato qui m’a vraiment rendu tristoune. Comme l’année passée, on enchaîne les tirages pièges avec l’APOEL dès le deuxième tour. Ensuite, on s’en sort de justesse contre Ludogorets avant d’échouer comme d’hab au dernier tour face à Salzbourg pour la deuxième année consécutive. Le résultat de cette double confrontation est décevant, car on ne fait pas mieux que l'année dernière et ça donne l'impression de faire du surplace. Le temps est donc à la gamberge… Comme Tony Soprano à la 3e minute et 55e seconde du premier épisode de la série.


On connaît la route désormais, on prend le chemin des phases de poules d’Europa League, en espérant obtenir mieux qu’une troisième place. Le plus important, à chaque tirage au sort de phase de poules, c’est d’avoir au moins une équipe vraiment plus faible pour s’assurer la troisième place. C’était certes le cas cette année, en tombant avec Saint-Etienne, Wolfsburg et Hibernians, même si on a eu très chaud en finissant une nouvelle fois avec seulement 4 points.

On a la chance d’avoir un tirage favorable en phase finale d’Euro Cup II, mais on s’écroule lamentablement en huitième de finale face au Rapid Vienna.


Au niveau national, le triplé est encore une fois acquis sans sourciller, mais on ne bat pas le record de buts de l’année dernière. Entre-temps, les rumeurs de reprise s’intensifient avec deux différents consortiums qui se font la bagarre, dont un qui a le culot de vouloir me licencier.

D’autant plus que j’ai beaucoup d’affection pour Fabrizio Selva, le président en place, qui me le rend bien avec le plus beau des cadeaux… Un stade à mon nom !!! Comment ne pas retenir les larmes face à un tel message ? C’est dans les beaux moments comme celui-ci qu’on se rappelle pourquoi on fait ce métier… Ceci dit, afin d’éviter tout soupçon de mégalomanie, je tiens à préciser que ce n’est pas moi qui ai choisi le nom, mais bel et bien les fantastiques dirigeants du club.

La nouvelle n’a pas échappé aux investisseurs de la région, car le rachat du club prend forme et se concrétise très rapidement, afin de pouvoir permettre au club d’être actif sur le mercato d’été. Ce n’est finalement aucun des deux zigotos cités dans l’article reçu un peu plus haut, mais un mec nommé Andrea Urbinati. Il a intérêt d’être aussi cool que son prédécesseur.

En sélection nationale

Vous vous rappelez quand j’ai dit que les années paires étaient plus faciles en sélection, car il n’y a pas de qualification pour la Coupe du Monde ou l’Euro, donc on affronte des équipes de notre niveau ? C’est effectivement le cas, mais avec la promotion en division C de la Ligue des Nations, on rencontre tout de même des équipes pas mal. On se retrouve avec la Slovénie, la Hongrie et la Biélorussie dans notre groupe et on termine logiquement derniers. On affrontera en début d’année prochaine le Kazakhstan en barrage de relégation. Saint-Marin se retrouve à la 163e place du classement mondial en fin de saison, moins bien qu’en 2025, donc et à la même position qu’en 2024.

Saison 2027-2028

Je comptais arrêter le récit ici pour aujourd’hui, mais revoir l’annonce du nouveau stade m’a beaucoup trop ému pour ne pas continuer… Puis je ne peux pas vous lâcher sans réelle progression, je ne suis pas un monstre.

Avec un stade à payer, mes petits caprices d’amélioration des infrastructures et le manque de progression en Europe, le budget transferts est encore plutôt moyen. On ne fait pas un mercato incroyable, mais on s’en sort plutôt bien avec de bons renforts. Comme vous pouvez le voir, on continue de financer allègrement les clubs rivaux contre des joueurs au potentiel douteux.

Pendant ce temps, des joueurs comme Canini et Bresciani progressent de plus en plus et le moral de l’effectif est au beau fixe. Ci-dessous, les attributs de Bresciani, victime de la réputation du club en étant évalué à seulement 5K, alors qu’il plante un but par match et a été acheté pour 1,6 million d’euros d’indemnités.

Avant de passer à l’Europe, petit point réputation : le championnat de Saint-Marin passe à la 94e place du classement des championnats les plus réputés, après avoir démarré la partie à la 187e place (juste devant le championnat de France U17). Le club de Tre Penne, quant à lui, pointe à la 62e place du classement des clubs européens. Je ne vous cache pas la fierté de mes parents quand je leur ai annoncé la nouvelle.

Du côté de nos chers tours préliminaires de Ligue des Champions, les tirages sont plutôt bons, mais on se fait quelques frayeurs avec des résultats qu’on aurait pu éviter. Après autant de saisons, on est censés gagner tous les matches à ce niveau de la compétition.

On se retrouve une nouvelle fois au barrage final avant les poules et les aléas du tirage au sort nous offrent l’Ajax en adversaire final. Au vu de nos résultats jusque-là, ce n’est pas la meilleure équipe à affronter, on a cependant la chance de recevoir au retour et c’est typiquement le genre de détail qui peut faire la différence. Match aller, à Amsterdam, je ne sais pas ce qu’ont fait mes joueurs là-bas, mais ils ont tout simplement sorti la performance de leur vie avec une victoire 5 buts à 1 ! Le match était pourtant serré, mais mes joueurs ont fait preuve d’un réalisme incompréhensible, avec un joli doublé d’Andreas Bresciani au passage.

 

Le match retour est gagné 1-0 à domicile et Tre Penne se retrouve donc pour la première fois en phase de poule de Ligue des Champions !

Bien évidemment, on se met à prendre la confiance, rêver de qualification en phase finale… Des rêves bien vite arrêtés par le tirage au sort qui nous offre un groupe composé de Manchester United, la Juve et Monaco. C’est le revers de la médaille de vouloir participer à cette compétition.


Pas besoin de vous faire un dessin, on se fait absolument atomiser dans ce groupe et on termine dernier avec zéro point. C’est cool d’être en LDC, mais ça veut aussi dire que notre saison européenne s’arrête beaucoup plus tôt que d’habitude, où on réussit à gratter une troisième place d’Europa League. Bon, on a eu ce qu’on voulait et comme le dit si bien Tony Soprano dans le 8e épisode de la saison 3, à 44 minutes 27 : "Fais gaffe à ce que tu souhaites, car tu pourrais l’obtenir."

Plus rien à jouer en décembre, on se focalise donc sur le championnat qu’on gagne encore tranquillou. Notre cher ami Andreas Bresciani plante 44 buts en 35 matches TCC du haut de ses 19 ans. Grande saison aussi pour Andrea Bernardi, formé au club, avec 41 buts en 37 matches TCC.

Pas grand-chose d’autre à dire sur cette saison, à part peut-être les médias locaux qui se foutent littéralement de mes émotions en sortant des rumeurs d’un nouveau rachat ! Pardonnez-moi l’expression, mais on marche sur la tête, là. Gneugneugneu rumeurs de reprise à prendre avec des pincettes, comme disait SCH (qui a sûrement déjà vu Les Soprano) au début de "Mayday" (ft. Ninho) : "On veut tenir la city, on n’écoute pas c’qui s’dit".

En sélection nationale

La saison commence par les barrages pour rester en division C de la Ligue des Nations. On s’en sort sur le fil en gagnant 3-2 sur le total de la double confrontation. Vu qu’on est en division C, on n’est pas dernière tête de série pour le tirage au sort des qualifications à l’Euro. On se retrouve avec la Russie, l’Écosse, la Serbie, la Macédoine et l’Azerbaïdjan. On termine à la 5e place et un total de 6 points, dont une victoire 11-2 qui n’a absolument aucun sens, mais on prend quand même.

Petite progression au classement mondial en terminant la saison à la 160e place, c’est déjà ça ! Merci à tous ceux qui ont eu la patience de lire jusqu’ici, on se retrouve la semaine prochaine et en attendant, on vous prépare des petits contenus parallèles au challenge…

Par Konbini Sports, publié le 14/05/2020