À la conquête du San Marino Challenge : épisode 1

On essaie de remporter la Coupe du monde avec Saint-Marin sur Football Manager.

Confiné tout seul, je me suis dit que je pouvais en profiter pour accomplir l’un de mes plus grands rêves d’entraîneur virtuel : remporter la Coupe du monde avec Saint-Marin (sur Football Manager). Sûrement le challenge le plus compliqué, étant donné que Saint-Marin ne compte que 33 000 habitants et doit faire face à la rude concurrence des qualifications UEFA pour espérer atteindre une phase finale d’Euro ou de Coupe du monde.

Pour remettre les choses dans leur contexte, le dernier match de foot remporté par Saint-Marin remonte au 28 avril 2004. Un amical gagné 1-0 face au Liechtenstein. Depuis, c’est défaite sur défaite, sauf un petit match nul face à l’Estonie en novembre 2014. Mon défi est donc de transformer une nation qui totalise 5 matches sans défaite dans son histoire en vainqueur de Coupe du monde.

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Bien entendu, il est quasiment impossible de faire progresser une nation, sans contrôler l’un de ses clubs. Pour ça, il y a principalement deux manières de faire :

  • La première consiste à contrôler le club de Cattolica San Marino, qui évolue en quatrième division italienne. Le but serait de monter le plus rapidement possible en Serie A et profiter de la réputation des ligues italiennes pour améliorer plus rapidement la situation financière du club et ses infrastructures de formation. Une fois dans les deux premières divisions, il est aussi beaucoup plus simple d’attirer de bons joueurs.
  • La deuxième méthode consiste à contrôler l’un des 15 clubs de la première division saint-marinaise. Parce que oui, il y a effectivement un championnat de QUINZE clubs dans ce pays de 33 000 habitants. Une ligue qui est bien évidemment amateur, mais qui peut progresser rapidement grâce à l’accès aux préliminaires de Ligue des champions pour le club qui remporte le championnat. Un championnat qui se déroule de manière assez peu orthodoxe, avec une première phase en deux poules de sept et huit équipes, où chacune s’affronte une seule fois. Ensuite, les quatre meilleures équipes de chaque poule se retrouvent dans la poule A et les sept autres dans la poule B. Dans ces poules, chaque équipe s’affronte deux fois en aller-retour et à la suite de ces matches, les six premiers de la poule A et les deux premiers de la poule B se retrouvent en play-off. J’espère que c’était clair, je n’ose même pas me relire.

J’ai choisi la deuxième méthode, elle peut paraître plus compliquée pour certains, plus simple pour d’autres, mais je trouve ça cool d’essayer en parallèle de faire en sorte que ce tout petit championnat devienne incontournable en Europe. Comme vous pouvez le voir : on part de loin.

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Parmi ces quinze clubs, mon choix s’est directement porté sur le club de Tre Penne, tout simplement parce que je suis un très grand consommateur de pâtes et les penne rigate sont l’une de mes variétés préférées (aussi parce qu’ils sont champions en titre, donc je peux jouer les préliminaires de Ligue des champions dès la première année).

Petite présentation de ce club qui ne tardera pas à devenir iconique. La Società Polisportiva Tre Penne a été créée en 1956, à Saint-Marin, bien entendu. En 63 ans, Tre Penne a remporté quatre fois le championnat et six fois la coupe nationale. Selon FM, nos derbies se jouent contre Libertas et Murata, même si dans un pays 33 000 habitants, chaque match est un derby au fond. Dans le jeu, notre meilleur élément est Mirko Palazzi, un mec de 32 ans qui peut littéralement jouer partout et qui n’a pas l’air si mauvais que ça.

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Après vous avoir montré le meilleur joueur, il faut bien vous montrer ma pépite, le pilier du club : mon gardien de 53 ans.

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Pour les premières saisons, les objectifs sont simples : essayer d’aller le plus loin possible en Europe pour récupérer un peu d’argent et obligatoirement s’assurer chaque année la première place du championnat pour pouvoir retourner en Ligue des champions. Ensuite, si je me sens bon prince, j’enverrai aussi un peu d’argent aux clubs du pays pour qu’ils se développent plus rapidement.

Allez, pour ne pas rester sur notre faim avec seulement une présentation, vamos pour la première saison. Mon tout premier match à la tête de Saint-Marin est plutôt encourageant. Une défaite 3-1 face à Chypre, je pensais prendre largement pire et surtout, on a marqué un but !

Puis après une défaite 3-1 face à la Russie (ce qui est aussi encourageant), Saint-Marin met fin à une série de 87 matches sans victoire avec un superbe 3-2 face au Kazakhstan. J’espère être accueilli comme un seigneur le jour où je vais partir en vacances du côté de Saint-Marin.


Une grande fierté pour tout un peuple et surtout, de quoi laisser présager des jours meilleurs avec une bonne prise de conscience. Malheureusement, ces jours meilleurs ne seront pas pour tout de suite, car le reste de la saison n’est pas du même acabit. Ceci étant, on pouvait difficilement espérer mieux, mis à part peut-être le retour contre le Kazakhstan, un nul n’aurait pas été de trop. Petite mention aussi pour ce 7-5 à Chypre qui n’a absolument aucun sens, mais bon, au moins on plante et c’est cool.

That’s it pour les résultats de l’année civile en équipe nationale. Petit point maintenant sur la saison en club où le suspens n’était pas très présent. La campagne européenne est relativement réussie, Tre Penne dépasse les attentes en réussissant à atteindre le 3e tour des préliminaires d’Europa League. De quoi mettre du beurre dans les épinards et commencer à améliorer les infrastructures du club qui sont, pour le moment, rudimentaires. Ceci dit, ça reste un peu frustrant car on perd en barrage d’Europa League face à The New Saints, qu’on avait battu (avec la manière) deux semaines auparavant en barrage de C1. Aucun sens, c’est sûrement la faute des joueurs et pas de leur superbe entraîneur.

En championnat, Tre Penne balaie tout sur son passage avec une saison invaincue et remporte la finale des play-offs 4-0 face à Fiorentino. Paradoxalement, on sort au premier tour de coupe nationale. En somme c’est une première saison plutôt réussie, on assure les qualifications aux tours préliminaires de Ligue des champions et on a gagné un peu d’argent pour moderniser les structures de formation du club.

Voilà pour la première saison, la suite arrive très bientôt. On conclut avec notre onze de la saison 2019-2020, avec un grand Alessandro Chiurato qui a battu tous les records, en inscrivant 32 buts en 34 matches TTC.


Retrouvez la suite du récit par ici : 

Par Konbini Sports, publié le 22/04/2020