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Les 4 signes qui prouvent que vous étiez le boss des billes à la récré

Publié le

par Julie Morvan

© IlonaF/Pixabay

Seuls les vrais connaissent la différence entre un calot et un boulard.

Les poches remplies à ras bord de billes sonnantes et trébuchantes, vous attendiez chaque sonnerie avec impatience pour vous ruer hors de la salle de classe, direction la cour de récré. Pour jouer à chat avec vos potes ? Défier les CM2 au foot ? Faire un concours d’escalade dans les arbres ? Non, vous, votre sport de prédilection, la discipline qui vous faisait vibrer, c’était les billes.

Parmi vous se cachent peut-être même les billes lords de leur école primaire, celles et ceux qui sortaient victorieux·ses de chaque combat, envoyant bouler systématiquement leurs adversaires – et leurs billes par la même occasion. On vous admirait, vous craignait ou vous respectait, mais dans tous les cas, tout le monde vous reconnaissait, car il y avait des signes qui ne trompaient pas.

Vous aviez la banane

Littéralement. Bien sûr, chacune de vos victoires vous filait aussi un grand sourire tandis que vous récupériez votre gain. Mais on vous distinguait surtout du commun des mortels par votre banane, à l’époque où elle n’était pas encore un accessoire de mode indispensable. Les amateur·rice·s se contentaient de remplir leurs poches ou leur cartable, les vrai·e·s avaient le matos.

Petite sacoche portée en travers du buste ou soigneusement accrochée à la taille, elle était pleine à craquer de mille et une billes toutes plus belles les unes que les autres. Il y en avait pour tous les styles : les plus modestes portaient une simple banane sombre, les extravagant·e·s, les modèles aux couleurs les plus criardes qui puissent exister, et les plus précautionneux·ses ne juraient que par leur intérieur matelassé, parfait pour trimballer ses calots et ses mammouths en toute sécurité.

On vous entendait approcher à 3 000 kilomètres à la ronde

Oui parce qu’à force de gagner billes sur billes, la banane en débordait presque et faisait s’entrechoquer le précieux butin en verre à chaque mouvement… Résultat, un "tchik tchik tchik" rythmait chacun de vos pas. Pas très pratique niveau souplesse, vous étiez loin de casser la démarche avec vos sacoches pleines à craquer mais le bruit de la victoire vous suivait et résonnait partout où vous alliez.

Vous étiez à la tête d’un trafic de jouets

Les champion·ne·s des billes ont très vite pris conscience de leur statut privilégié au sein de la classe. Avec leurs billes uniques, leurs "galaxies" hyper rares, ils pesaient clairement lourd dans les échanges de jouets en tout genre : feuilles Diddl, cartes Pokémon… Les billes étaient devenues une monnaie d’échange très rentable. Résultat, plusieurs illustres cartels de petits écoliers avaient fleuri, sous l’égide de joueur·se·s de billes invétéré·e·s. Les affaires sont les affaires, comme dirait l’autre.

Les plaques d’égout ne vous dégoûtaient pas

En parlant de terrain de jeu, il faut quand même qu’on revienne sur la particularité des joueurs de billes. Quand on y pense, il s’agissait quand même de s’accroupir, s’asseoir par terre voire s’allonger pour les plus téméraires, sur le sol, à quelques centimètres d’une vieille plaque d’égout. Une discipline à l’hygiène douteuse et carrément dégueue, à des années-lumière des mesures sanitaires d’aujourd’hui. En même temps, qu’espérer de plus venant de l’époque où nos passe-temps favoris consistaient à se rouler par terre et mordre ses camarades à tout va… Pas très covid friendly tout ça.

Bonus : aujourd’hui, vous regardez (et appréciez) Marble Mania

Vous êtes bien les seul·e·s.

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