MILAN, ITALY – SEPTEMBER 27: Fairgoers play NBA 2K20 at the PS4 PlayStation stand during the Milan Games Week 2019, on September 27, 2019 in Milan, Italy. The Milan Games Week is the most important Italian consumer show dedicated to the gaming world. (Photo by Emanuele Cremaschi/Getty Images)

En l'absence de sport, les opérateurs de paris misent sur les jeux vidéo et le poker

Les temps sont durs pour tout le monde, mais certains s'en sortent mieux que les autres.

La suspension des compétitions sportives aux quatre coins du monde est dure à vivre pour les amateurs de sport, mais c’est aussi un calvaire pour les opérateurs de paris en ligne. Que proposer, si aucun tournoi, aucun match n’a lieu (à l’exception du football biélorusse) ? Aux États-Unis, certains s’adaptent à la situation inédite et proposent de nouvelles offres pour satisfaire les clients, comme la possibilité de parier sur des jeux vidéo.

Outre-Atlantique, il est désormais possible de miser de l’argent sur des compétitions de Call of Duty ou Rainbow 6. Mais les plus populaires chez les parieurs sont les simulations de matches de NBA ou de NFL, peut-on lire sur Complex, dans un article détaillé sur la question. Et d’après David Strauss, bookmaker pour un site de paris en ligne au pays de l’Oncle Sam, "les gens semblent beaucoup apprécier" de parier sur des rencontres simulées sur NBA 2K20, pour ne citer que lui.

Publicité

D’autres opérateurs n’ont pas la chance de pouvoir proposer des paris sur des jeux vidéo. Ceux-là bataillent pour trouver d’autres sports sur lesquels les clients pourront parier, en dehors du football biélorusse, qui, lui, continue. Alors, ils misent sur le long terme, avec par exemple la possibilité de miser sur le futur vainqueur d’une compétition ou sur les transferts.

En Europe, et en France particulièrement, la situation est encore plus critique. "Tout le monde va en prendre plein la gueule, alerte le patron de l’Afjel, l’association française des jeux en ligne, et PDG de ZeTurf et ZEbet. Les opérateurs de paris sportifs n’ont quasiment plus rien à proposer. On est facilement en moyenne à 90 % de chute du chiffre d’affaires".

Publicité

"C’est une course contre la montre, on essaie d’élargir l’offre sports tout en respectant la loi", indique le boss de l’Autorité de régulation des jeux en lignes (Arjel), Charles Coppolani. En attendant, de nombreux joueurs se rabattent sur le poker chez les opérateurs qui le proposent. Pas de quoi compenser la perte enjeux des paris sportifs, mais d’après Tristan Guiglini, responsable des paris sportifs chez Winamax, ça "limite grandement l’impact".

Avec AFP.

Par Abdallah Soidri, publié le 02/04/2020