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Descente, super-G, géant, slalom... quelles différences entre les épreuves de ski alpin ?

Publié le

par Tess Birkedal Hartmann

© Fédération Française de Ski

Faute de pouvoir pratiquer le ski, autant le regarder. On vous explique les différences entre les épreuves de Coupe du monde.

Le ski de fond et le ski alpin ont quasiment été inventés en même temps, mais la différence entre les deux s’est faite dans années 1850, en Norvège. À cette époque, le Norvégien Sondre Norheim invente les skis en saule à bords incurvés, munis de fixations rigides serrant les chevilles, ainsi que la technique de télémark et le virage Christiania : le slalom.

À l’origine simple moyen de transport, le ski devient une activité sportive à la fin du XIXe siècle, et la première épreuve nationale de ski est organisée en 1868, à Oslo. Sondre Norheim, le pionnier, s’impose dans cette compétition, qui marque le début d’un véritable engouement. Des décennies plus tard, la pratique du ski s’est répandue dans toute l’Europe et aux États-Unis, où Sondre Norheim a émigré avec sa famille en 1884. La première épreuve de slalom est organisée en Suisse en 1922 mais il faudra attendre 1936 pour que le ski alpin, masculin et féminin, entre dans le programme olympique aux Jeux de Garmisch-Partenkirchen. Au fil des années, les disciplines se rajoutent à la compétition.

Mais alors, quelles sont les différences entre les épreuves ?

La Coupe du monde de ski alpin regroupe 4 disciplines différentes : 2 de vitesse et 2 de technique. Une 5e épreuve de combiné regroupe les deux. Qu’elles soient techniques ou de vitesse, ces épreuves ont toujours le même objectif : arriver en bas de la pente avec le plus petit temps, comme un contre-la-montre. D’octobre à mars, les athlètes se déplacent à travers le monde pour s’affronter durant les compétitions. Chaque athlète a sa spécialité car chacune des épreuves a des spécificités.

1#. La descente est une discipline de vitesse. Épreuve reine et basique du ski alpin, elle associe vitesse et maîtrise des courbes dans un parcours au dénivelé moyen qui utilise au maximum le profil du terrain. Les skieurs atteignent des vitesses hallucinantes, allant jusqu’à 150 km/h. La moindre erreur est sanctionnée, soit sur le chrono, soit par une chute, qui peut être terrible. Les virages sont larges et sur le parcours le skieur passe aussi par des sauts très spectaculaires.

2#. Le géant ou slalom géant est une discipline technique. Cette épreuve demande une grande vélocité dans l’exécution des mouvements (souplesse des articulations) et une technique irréprochable afin de négocier des courbes moyennes mais avec beaucoup d’enchaînements. Les virages sont encore plus nombreux que dans le super-G. Elle se dispute en deux manches.

3#. Le super-géant ou super-G est la seconde discipline de vitesse et un compromis entre la descente et le slalom géant. Elle se déroule à une vitesse toujours très élevée, sur une pente légèrement moins accentuée et avec d’avantage de virages que dans l’épreuve de descente. Le skieur doit négocier en finesse des courbes plus fermées que dans l’épreuve reine.

4#. Le slalom est LA discipline technique par excellence. Cette épreuve est spectaculaire par la rapidité d’exécution et l’aspect violent rendu par le contact avec les piquets. Elle requiert de la combativité car c’est la course la plus courte, mais particulièrement intense. C’est dans cette épreuve que les portes reliées par des piquets (bleus ou rouges) sont les plus nombreuses et les plus rapprochées. Les skieurs ont même des équipements spéciaux pour affronter les chocs des piquets : des protège-mains, tibias et avant-bras.

5#. Le combiné alpin (ou super-combiné) rassemble technique et vitesse. Comme son nom l’indique, c’est le résultat d’une manche de descente ou de super-G (épreuve de vitesse) et d’une manche de slalom (épreuve technique), organisées selon les règlements techniques. L’épreuve de combiné se court en deux manches. Il consacre le skieur le plus polyvalent.

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