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Le Premier ministre australien menace de renvoyer Novak Djokovic "par le premier avion" s'il ne justifie pas sa dérogation médicale

Publié le

par Konbini Sports

© Carine06 from UK, CC BY-SA 2.0

Le Premier ministre australien est formel : "Il n'y aura aucune règle spéciale pour Novak Djokovic. Pas la moindre."

Le Premier ministre australien Scott Morrison a annoncé mercredi qu'il exigerait de Novak Djokovic la preuve que la "dérogation médicale" dont il a bénéficié pour participer à l'Open d'Australie était justifiée, faute de quoi le Serbe serait renvoyé "chez lui par le premier avion".

"Nous attendons sa présentation et qu'il nous fournisse des preuves pour justifier" cette dérogation, a déclaré M. Morrison lors d'une conférence de presse. Le numéro 1 mondial, 34 ans, n'a jamais dit s'il était vacciné ou non contre le Covid-19. "Si ces preuves sont insuffisantes, alors il ne sera pas traité différemment de qui que ce soit d'autre, et il retournera chez lui par le premier avion. Il n'y aura aucune règle spéciale pour Novak Djokovic. Pas la moindre", a insisté le Premier ministre.

Le patron du tennis australien exhorte Djokovic à s'exprimer

Le directeur de l'Open d'Australie Craig Tiley a lui aussi exhorté Novak Djokovic a dévoiler la raison de sa dérogation médicale. "Ce serait certainement utile si Novak expliquait les conditions dans lesquelles il a demandé et obtenu une exemption", a déclaré M. Tiley, également président de la fédération australienne (TA) aux journalistes.

"Je l'encourage à parler de cela à la communauté... Nous avons traversé une période très difficile au cours des deux dernières années et j'apprécierais certaines réponses à cela", a-t-il ajouté. Le patron du tennis australien a toutefois affirmé que Djokovic n'avait bénéficié d'aucun traitement de faveur pour obtenir cette dérogation, lors d'un processus supervisé par les autorités australiennes et celles de l'Etat de Victoria.

Pas de traitement de faveur

Un total de 26 joueurs ou membres de leur staff, sur les quelque 3 000 qui sont attendus en Australie, ont demandé une exemption et seuls quelques-uns d'entre eux ont obtenu satisfaction, a-t-il dévoilé. "Toute personne remplissant les conditions a été autorisée à entrer. Il n'y a pas eu de faveur spéciale. Il n'y a pas eu de traitement spécial accordé à Novak", a insisté M. Tiley.

Depuis des mois, "Nole" laissait planer le doute sur sa participation au premier Grand Chelem de l'année, en raison de l'obligation faite aux joueurs de se vacciner contre le Covid-19 pour entrer en Australie et pouvoir disputer le tournoi. Il a finalement annoncé mardi avoir obtenu une "dérogation médicale" lui permettant de faire le voyage. La réglementation australienne prévoit ce type de dérogation dans cinq cas précis (avoir contracté le Covid-19 dans les six mois précédents, grave contre-indication médicale...) mais la fédération, invoquant le secret médical, a refusé de dire lequel s'appliquait à Djokovic.

"Je ne suis pas pour les vaccins"

Novak Djokovic n'a jamais communiqué sur son statut vaccinal et s'était exprimé dès avril 2020 contre la vaccination obligatoire, alors envisagée pour permettre la reprise des tournois malgré la pandémie de Covid-19. "Personnellement, je ne suis pas pour les vaccins. Je n'aimerais pas que quelqu'un m'oblige à me faire vacciner pour voyager", avait-il alors affirmé.

Déjà vainqueur de 20 Grands Chelems, comme Roger Federer et Rafael Nadal, le Serbe Novak Djokovic vise un 21e titre record à Melbourne. L'Open d'Australie, qui commence le 17 janvier, est son tournoi fétiche : c'est à Melbourne que le Serbe a remporté son premier Grand Chelem (2008), et personne ne s'y est imposé autant que lui (neuf victoires).

AFP

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