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Après le fiasco des JO, l'épreuve d'équitation du pentathlon moderne va être modifiée

Publié le

par Konbini Sports

© Photo by Marijan Murat/picture alliance via Getty Images

Conséquence directe du scandale ayant suivi l'épreuve féminine aux JO de Tokyo

La Fédération internationale de pentathlon moderne (UIPM) va modifier le déroulement de son épreuve d'équitation, après les Jeux olympiques de Tokyo marqués par l'affaire Saint Boy, du nom du cheval qu'une cavalière allemande et son entraîneure avaient frappé.

"L'UIPM a commencé rapidement à travailler sur des mesures pour améliorer le bien-être des chevaux en pentathlon moderne et pour créer une épreuve d'équitation plus sûre pour tous les participants", a-t-elle indiqué dans un communiqué publié en fin de semaine dernière. "Ces actions ont été décidées à la suite d'incidents survenus durant l'épreuve féminine des JO de Tokyo, sources de détresse pour les chevaux, les cavaliers et les spectateurs dans le monde entier", a expliqué l'UIPM.

Dans le cadre de cette réforme, qui sera présentée lors du prochain congrès de l'UIPM fin novembre, ses dirigeants vont rencontrer leurs homologues de la Fédération internationale d'équitation et ont prévu de mettre en place à partir de 2022 une épreuve d'équitation "avec moins d'obstacles et des obstacles moins hauts et plus simples"

En revanche, le principe du tirage au sort des chevaux, particularité du pentathlon moderne, n'est pas remis en question. Les athlètes tirent en effet au sort le cheval qu'ils vont monter pendant l'épreuve de saut d’obstacles et ne le montent que pendant 20 minutes avant l'épreuve. 

Durant les JO de Tokyo, l'Allemande Annika Schleu, qui était alors en tête de la compétition, a eu toutes les peines du monde à contrôler Saint Boy. En larmes, la pentathlète allemande avait donné de nombreux coups de cravache et d'éperon à Saint Boy qui a ensuite multiplié les refus d'obstacle. Son entraîneure Kim Raisner avait ensuite été exclue des JO pour avoir frappé le cheval.

L'UIPM a précisé que Saint Boy, mis à disposition par un propriétaire japonais pour la durée des JO comme tous les chevaux utilisés à Tokyo, était en "bonne santé, quoique fatigué par les compétitions".

AFP.

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